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Port de Bayonne : toujours vigilants sur les nuisances

Article de Sud-Ouest du 16 novembre 2012, par P.P. Retrouvez cet article dans son contexte original : http://www.sudouest.fr/2012/11/16/toujours-vigilants-sur-les-nuisances-879856-4018.php

Le Front de gauche relaie la voie des riverains sur le cadre de vie et appelle les « pouvoirs publics » à se mobiliser.

 

 

Un an après un premier rassemblement à la Cité des forges (Boucau) et le lancement d'une pétition (plus de 2 100 signatures) pour dénoncer les nuisances liées à l'activité portuaire, le Front de gauche, relais des riverains sur cette question, entend occuper le terrain. Et réaffirmer sa vigilance.

Lors d'une réunion, en début de semaine, Joël Da Silva (PC) a listé les avancées et interrogations sur le front des nuisances. « Il y a des points positifs significatifs », admet-il. Le militant reconnaît des efforts de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI), gestionnaire du port de Bayonne. « Vous avez par exemple l'équipement d'une nouvelle grue avec trémie aspirante pour réduire les poussières lors du déchargement des cargos. »

 

Bons et mauvais points

Satisfecit également adressé à l'usine LBC, qui stocke des produits chimiques et met au point un « système de récupération des gaz de torche » pour lutter contre les émanations malodorantes de son activité. Un dispositif encore expérimental, sur lequel l'entreprise prévoit de faire un point prochainement.

Les citoyens vigilants, soulignent l'équipement du port de « de deux remorqueurs » dédiés aux interventions en cas d'incendie. Mais le collectif pointe ici une exigence encore non satisfaite : celle d'une base permanente de pompiers professionnels sur la rive droite. « Nous demandons aussi la création d'une route de contournement pour permettre l'accès à l'embouchure sans passer par la zone Seveso 2 de LBC ».

Les déchets métalliques de l'ancien Socadour encore en place, les « fumées noires » de Timac Agro, posent aussi question aux riverains. Ils demandent également une étude épidémiologique poussée sur la santé de la population de la zone portuaire. « Nous avons formulé cette demande auprès des pouvoirs publics, explique Henri Destouesse, secrétaire de la section du PC Tarnos-Seignanx. Nous allons renouveler cette demande, avec insistance. »

 

« Rien à l'horizon »

Comme ils demanderont sur la question du site de l'ancienne usine Fertiladour, propriété du groupe Roullier. Une bonne part de l'emprise est polluée. Des années de broyage de la monazite, minerai radioactif, ont laissé des traces profondes. En 2011, le Conseil régional qui souhaite acquérir les 7,5 hectares en bord d'Adour, a demandé à l'industriel de dépolluer. Et insisté sur la nécessaire application du principe pollueur-payeur. Depuis, « rien de visible à l'horizon », fustige le Front de gauche.

À l'exception toutefois d'un rapport d'étape présenté par le groupe devant le Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (S3PI). Ledit rapport planifiait des actions, pour l'heure en attente. Rappelons que, selon une étude de l'Association pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest (Acro), laboratoire indépendant d'analyse, une dépollution en profondeur coûterait dans les 20 millions d'euros.

Soit bien plus que la valeur du terrain, que la Région devait acheter 6 millions d'euros, avant de poser ses conditions à l'industriel. Ce qui ressemble à une impasse. Joël Da Silva insiste : « Les pouvoirs publics, le Conseil régional, les élus et la pression citoyenne doivent imposer à cette entreprise la mise en œuvre des mesures nécessaires pour dépolluer, dans les meilleurs délais. »

 

 

Pétition : Odeurs, poussières, dangerosité : Ras-le-bol ! Nous exigeons des réponses !

 

Oui au développement économique et industriel encadré, mais pas à n'importe quelles conditions ni à n'importe quel prix sur le Port de Bayonne !    Nous exigeons : - Plus de transparence et d’informations - La création d’un poste de secours sur la rive droite de l’Adour - La création d’une Commission Locale d’Information et de Surveillance - La création d’un CHSCT de site - La réalisation de travaux de rénovation et de sécurisation du Port - La sécurisation maximum et le contrôle de tous les sites et de l’acheminement de matières dangereuses - Le développement du frêt pour acheminer les marchandises au port, ce qui implique la défense des wagons-isolés et l’investissement dans l’entretien des réseaux contre la logique du «tout-camion»

GLOSSAIRE

 

- SPPPI (S3PI) : Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles.

 

- CCI : Chambre de Commerce et d’Industrie.

 

- DREAL : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.

 

- PPRT : Plan de Prévention des Risques Technologiques.