Section Tarnos - Seignanx

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Les mensonges de Yara !

L'entreprise Yara n'a vraiment aucun scrupule.

 

Elle qui est issue de l'entreprise qui a fermé Socadour dans les conditions que l'on connait, fait aujourd'hui du chantage pour pouvoir exporter le nitrate d'ammonium qu'elle produit par le Port de Bayonne (situé à Boucau-Tarnos).

 

Si l'on refuse ? Elle menace tout simplement de fermer l'usine de Pardies.

 

94 emplois sont en jeux, sans prendre en compte les emplois indirects liés à l'activités de l'entreprise. Yara affirme à qui veut l'entendre qu'elle ne peut survivre économiquement si elle continue à acheminer le nitrate d'amonium jusqu'à Port-la-Nouvelle plutôt que jusque Tarnos. L'économie réalisée serait de 300.000€. Soit rien du tout pour une entreprise qui affiche une progression de son chiffre d'affaire de 34,7% (à 2,5 milliards € pour un "bénéfice annuel net de 330 millions espéré en 2011.

 

Décidément, il est difficile de faire confiance aux arguments de Yara...

 

Aussi, quand elle nous affirme avec assurance - voir avec dédain - que le nitrate d'amonium n'est pas dangereux, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter. 

 

Le nitrate d'ammonium, c'est cette matière qui avait causé l'accident d'AZF à Toulouse il y a 10 ans. A Port-la-Nouvelle, lieu par lequel elle transite actuellement, lorsqu'elle est chargée dans les camions, c'est toute l'activité du port qui est stoppée pour des raisons de sécurité. Les secours, qui s'y trouvent directement sur place, sont toujours prêts à intervenir. Le Port de Boucau-Tarnos est loin d'être aussi équipé et préparé pour ce genre de transbordement à risque que ne l'est Port-la-Nouvelle. On ne peut imaginer les opérations se dérouler tranquillement à côté des stocks de bois et des troncs d'arbres de la tempête Klaus qui attendent d'être chargés sur les bateaux. Quant au voisinage direct avec une usine SEVESO, on ose à peine imaginer les conséquences d'un incendie, alors que Yara elle-même met en garde contre un possible effet domino en cas de départ de feu.

 

Nous ne pouvons que nous féliciter de la prise de position commune des Maires communistes de Boucau et Tarnos, avec leurs homologues d'Anglet et de Bayonne. Nous suivrons avec beaucoup d'attention les décisions du Préfet des Pyrénées-Atlantique et du Président du Conseil Régional, Alain Rousset, qui pour l'instant est loin de se montrer opposé au projet.

 

En bref, nous nous opposons à la fermeture de l'usine de Pardies et à la mise en danger de la population du Seignanx et de la Côte Basque sous de faux prétextes. 

 

Pour aller plus loin, voir l'article de La République des Pyrénées : "Transport de nitrates : la face cachée du dossier Yara."

Déclaration commune des maires de Boucau, Tarnos, Anglet et Bayonne

  28 septembre 2011   A l'initiative de Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques, une réunion et des tests en blanc destinés à valider le protocole de transit de NAT par le Port de Bayonne sont organisés ce mercredi 28 septembre 2011.   Depuis que nous avons été informés qu'une telle matière devait transiter par le Port de Bayonne, nous, Marie-José ESPIAUBE, Maire de Boucau, Jean-Marc LESPADE, Maire de Tarnos, Jean ESPILONDO, Maire d'Anglet et Jean GRENET, Maire de Bayonne et Président de l'Agglomération Côte Basque – Adour, avons dénoncé l'absence d'information et de transparence qui a entouré ce projet dangereux, ainsi que le non-respect des élus locaux et de la population dans le processus de décision qui nous ont mis devant le fait accompli.   Si nous sommes tous attachés au développement commercial et industriel du Port de Bayonne, cela ne doit pas se faire dans n'importe quelles conditions ni à n'importe quel prix. Alors que nous venons de commémorer l'accident de l'usine AZF à Toulouse, nous affirmons aujourd'hui que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour que transite dans le port une telle matière dangereuse, et ce d'autant moins qu'une usine Seveso jouxte la zone de déchargement du convoie.   Si nous pensons que les matières dangereuses peuvent être produites et manipulées en France, c'est à la condition que ceci se fasse dans un contexte adapté, où toutes les conditions de sécurité des employés et de la population soient réunies. C'est le cas de Port-la-Nouvelle qui a développé depuis de nombreuses années un savoir-faire, des équipements adéquats et une véritable culture du risque. A titre d'exemple, en cas de problème, les secours se trouvent directement sur place, quand il leur faut traverser l'Adour dans le cas du Port de Bayonne.   Enfin, si nous comprenons les inquiétudes légitimes des employés de Yara, nous ne pouvons oublier que cette entreprise est issue du groupe Norskhydro, groupe qui a laissé un souvenir marquant sur la zone industrielle de Tarnos, puisque c'est lui qui avait initié la fermeture de l'entreprise d'engrais Socadour. Expérience à l'appui, il nous paraît donc difficile de faire confiance aux promesses de cette entreprise, d'autant que ses arguments en terme de nécessité économique ne tiennent pas. En effet, Yara vient d'annoncer espérer un "bénéfice annuel net de 330 millions" pour 2011, avec un chiffre d'affaire qui a bondi de 34,7% (à 2,5 milliards €). Il ne nous semble donc pas que la survie de l'entreprise dépende des 300.000€ potentiellement économisés en passant par notre Port.   En l'absence de garanties sur la sécurité des riverains, les maires de Boucau, Tarnos, Anglet et Bayonne réaffirment leur refus catégorique d'accueillir sur le port de Bayonne le trafic de matières hautement explosives envisagé par la société YARA. Ils ne participeront donc pas aux tests à blanc et demandent solennellement au Conseil Régional, propriétaire du Port, de s'opposer à un tel transit.   Marie-José ESPIAUBE, Maire de Boucau Jean-Marc LESPADE, Maire de Tarnos Jean ESPILONDO, Maire d'Anglet Jean GRENET, Maire de Bayonne