Section Tarnos - Seignanx

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Primaires socialistes : une avancée démocratique, vraiment ?

  Merci à la section d'Hendaye/St-Jean-de-Luz pour ce texte dont nous nous sommes largement inspirés. www.pcfhendaye.fr   Ne nous y trompons pas. Le fait que le PS organise des élections pour préparer ses présidentielles ne nous paraît pas choquant. Encore sommes-nous toujours désespérés d’assister à un combat de personnes et non à un confrontation d’idées, d’autant que les candidats annoncent d’entrée qu’ils ne respecteront pas le programme voté par les socialistes.    Nous avons préféré, quant à nous, faire appel à la population pour que chacun apporte sa contribution à notre Programme Populaire et Partagé, que nous vous avions apporté au porte-à-porte et pour lequel nous avions organisé des réunions contributives. La démarche n’est pas du tout la même. Vous remarquerez que ces émulations d’idées n’ont pas intéressé autant la presse que les relations de Martine Aubry avec son père. Nous n’en sommes pas étonnés.   Non, ce n’est pas le battage médiatique qui entoure ces primaires ni le fait qu’en faisant payer le vote le PS part avec plusieurs millions d’euros d’avance pour sa campagne qui nous agacent le plus, mais la façon dont il présente ces primaires, comme étant celle de toute la gauche, comme si aucun autre horizon politique n’existait à gauche. C’est sa volonté hégémonique.   En fait, la gauche aura plusieurs candidats aux présidentielles de 2012. Pourquoi ? Parce qu’à côté de la gauche du renoncement, de la gauche molle, la gauche du courage face à la droite et aux marchés financiers a voulu présenter son candidat du Front de Gauche : Jean-Luc Mélenchon.     Ces primaires ne sont malheureusement qu’une machine à tuer la démocratie :

  • Elles consacrent le présidentialisme alors que N. Sarkozy en a tant usé et abusé jusqu’à asseoir l’autocratie, et qu'un certain François Mitterrand dénonçait comme un "coup d'état permanent" avant de trouver ça formidable lorsqu'il est lui-même devenu président
  • Elles accélèrent la mise en place du bipartisme, destructeur du pluralisme politique,
  • Elles affaiblissent le rôle des Partis en renforçant la « démocratie des sondages », porteur de la pensée unique et des pires manipulations des chiffres.
  Les socialistes n’ont pas réussi la rénovation de leur Parti. Il reste un Parti composé essentiellement d’élus coupés du monde du travail.    Par ailleurs la gauche, récemment, vient de payer très cher par deux fois l’hégémonie incurable du PS :  
  • Aux élections sénatoriales, où les socialistes ont préféré élire des sénateurs du Modem plutôt que de voir des sénateurs communistes ou du Front de Gauche (ré)élus.
  • Au Sénat où la gauche est largement majoritaire depuis le 25 septembre : Les sénateurs socialistes ont préféré attribuer la Commission du Budget à la droite (M. Mariani) au détriment de ses partenaires de Gauche, un député communiste par exemple.
  Dans les deux cas le résultat des urnes est balayé pour faire chuter ses partenaires, quitte à faire élire la droite. C’est à croire que les dirigeants socialistes veulent réunir toutes les conditions pour faire échec à la politique de changement tant attendue par le peuple.

Historique : les Sénat bascule à gauche

Ce dimanche 25 septembre 2011 restera dans l'Histoire de notre Vème République comme le jour où, pour la première fois, le Sénat aura basculé à gauche. 

 

Cette élection indirecte, conçue dès le début comme une chambre de droite, a vu peu à peu la gauche progresser en son enceinte. En effet, cette élection est indirecte, c'est-à-dire que ce sont les élus (conseillers municipaux, conseillers généraux et maire par exemple) qui élisent les sénateurs. Or, depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat, le nombre de "grands électeurs" potentiels de gauche a augmenté, puisque toutes les élections intermédiaires (municipales, cantonales, régionales) ont été autant de victoires pour la gauche.

 

Progression du nombre de Grand électeurs de gauche

Ce choix des Français de favoriser localement les hommes et femmes politiques de gauche n'est pas, comme cela est souvent trop rapidement présenté, une simple réaction de défiance vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Ce vote s'explique également par un attachement profond et sincère des Français aux services publics locaux, au choix de prioriser l'être humain et son environnement, ainsi que par la reconnaissance de l'engagement des élus de gauche, et notamment des élus communistes qui sont des élus de terrain, pour défendre leurs intérêts.

 

Néanmoins, cette victoire de la gauche aux sénatoriales ne peut pas être réduite à une seule progression mathématique. En effet, même pour les élections sénatoriales, et même s'il est possible de prévoir de grandes tendances, il est en revanche très difficile de dire à l'avance comment voteront tous les élus, qu'ils soient affiliés à un parti ou non. 

 

L'expression du ras-le-bol des élus locaux

En ce dimanche 25 septembre 2011, les élus locaux ont clairement rejeté les dernières réformes du Gouvernement qui mettent à mal l'indépendance économique des communes, remettent en cause l'existence des Conseil généraux, brisent les liens citoyens-élu local, réduisent toujours plus le rôle des maires...

Mobilisation contre la réforme territoriale et pour défendre les services publics locaux le 12 mars 2011 à Tarnos.   Ce basculement du Sénat à gauche marque donc également une rupture entre les élus locaux et le Gouvernement. Les élus locaux, et notamment les maires, sont chaque jour confrontés au durcissement des conditions de vie des Français qui leur ont confié la responsabilité de les représenter, alors que leur moyen d'action se voient injustement diminués.   Des combats de fond s'annoncent au Palais du Luxembourg Le Gouvernement préférera néanmoins fermer les yeux et aller chercher dans de mauvaises raisons les causes de la gifle qu'il vient de recevoir, minimisant sa responsabilité dans cette défaite. Quant à la gauche, nous attendons d'elle qu'elle s'attelle immédiatement à la remise en cause de la réforme des collectivité territoriales. Vous pouvez compter sur vos élus communistes et du Front de Gauche pour mener ces combats.   Même si c'est l'Assemblée Nationale qui, légalement, a toujours le dernier mot dans le combat parlementaire, le Sénat n'en garde pas moins un pouvoir d'amendement certain. Il peut également prolonger les débats parlementaires de manière conséquente, afin que la population puisse s'emparer d'une question et la combatte. Ce situation inédite forcera également les parlementaires socialistes a prendre position sur un certain nombre de questions où, parfois, il est étonnant de voir de sérieuses contradictions entre les discours et les votes. Les sénateurs communistes seront là pour leur rappeler leurs responsabilités et les valeurs desquelles ils se réclament si cela devait s'avérer nécessaire.      Résultats landais Dans les Landes, auxquelles seuls deux sièges de sénateurs sont attribués, nous nous félicitons de constater que l'alliance des forces progressistes constituant le Front de Gauche, dont le Parti communiste est pleinement partie prenante, continue à se développer dans l'unité, s'inscrivant désormais sans ambigüité dans le long terme. Troisième force derrière le PS et l'UMP, nous pèserons sur les débats d'aujourd'hui et de demain.   Totalité des résultats dans les Landes :  Inscrits : 1053 Abstentions: 11 Votants : 1042 Blancs et nuls : 16 Exprimés : 1026 Jean-Louis Carrère : 635 voix (61,89%) Dany Michel (PS): 587 voix (57,21%)  Marie-Françoise Nadau (UMP): 220 voix (21,44%) Pierre Mallet (divers droite) : 189 voix (18,42%)  Yves Lahoun (Front de gauche) : 93 voix (9,06%) Denis Darricau (Front de gauche) : 93 voix (9 ,06%) Bernard Lauga (EELV) : 26 voix (2,53%) Bernadette Campagne-Ibarcq (EELV) : 22 voix (2,14%) Gérard Ammeux : 10 voix (0,97%) Bernard Trambouze (sans étiquette) : 2& voix (2,05%)

Sénatoriales : « La citadelle de la droite est tombée ! »

Ce dimanche 25 septembre 2011 fera date. Pour la première fois, et malgré un mode de scrutin construit sur mesure pour elle, la droite perd la majorité au Sénat et une sénatrice ou un sénateur de gauche peut être élu président de la Haute assemblée dans une semaine.

La citadelle de la droite est tombée !

C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale.

Les listes de la gauche progressent partout et, dans de nombreux départements, celles présentées par le Front de gauche connaissent des progressions très sensibles, comme dans le Lot, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Jura, les Pyrénées-Orientales et le Loir-et-Cher. C'est un formidable signal de confiance et d'espoir pour l'avenir des échéances électorales de 2012.

Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan.

Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté.

Sans attendre, le Sénat doit devenir un point d'appui pour résister à la politique d'austérité et de régression démocratique de Nicolas Sarkozy.

Une page se tourne, les jours de la droite au pouvoir sont bel et bien comptés.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF